ZOUFFTGEN – Les cheminots français ont-ils raison de refuser le Luxembourg

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Alors que le drame du 14 février dernier est encore bien présent dans les mémoires, la polémique ne retombe pas au sujet des causes de cet accident qui rappelons-le a fait un mort et des blessés, du sentiment d’insécurité chronique des travailleurs frontaliers qui empruntent la ligne Thionville-Luxembourg deux fois par jour et des personnels roulants français qui refusent de venir au Luxembourg, mettant les premiers encore davantage dans l’angoisse de ne pas être certains de pouvoir aller travailler ou bien même rentrer chez eux en fin de journée.

Des insuffisances techniques connues depuis longtemps.

Il y a 10 ans déjà en 2006, un accident sur la même ligne avait fait 6 morts, en cause le système de sécurité qui ne prévoyait pas de coupe-circuit en cas de présence de 2 trains sur la même voie. Et 10 ans après, le système de sécurité n’est toujours pas en place. Le sentiment d’insouciance parmi les autorités grand-ducales est tel que les responsables sont persuadés qu’il ne peut rien arriver au Luxembourg tellement le pays est riche et calme dans lequel il ne se passe jamais rien (en apparence).

Combien de morts et de blessés faudra-t-il avant que le gouvernement luxembourgeois et les CFL prennent au sérieux la sécurité ferroviaire ?

Des personnels mobilisés pour le bien de tous.

Lorsque la sécurité des personnels cheminots (ainsi que des voyageurs clients) est menacée il est parfaitement compréhensible que la représentation du personnel se mobilise. Les cheminots n’ont pas à jouer à la roulette russe à chaque fois qu’ils franchissent la frontière luxembourgeoise.

Et à ce jour selon nos sources il n’y a pas d’avancée significative sur la sécurisation du réseau ferré luxembourgeois et donc pas de raison que la mobilisation des cheminots français faiblisse.

Conclusion.

La situation de la sécurité ferroviaire au Luxembourg est critique et les cheminots français ont raison de ne pas circuler au Grand-Duché tant que les systèmes de sécurité adéquats ne sont pas mis en place, testés, et fiabilisés, et que les hommes sont bien formés. On peut même s’étonner que les personnels roulants des CFL ne refusent pas de conduire dans de telles conditions d’insécurité et que les syndicats luxembourgeois d’habitude si prompts à se manifester sont absolument inaudibles sur cette question.

 

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